memorias · mémoires – retour au portail

Un engagement pour la diffusion de la Mémoire Historique, Démocratique et Antifasciste.

« Pepita », la fille adoptive de Domingo Malagón

Écrit par

dans

« Pepita », est un témoignage poignant d’une enfance marquée par la clandestinité, la résistance et les secrets familiaux. Il révèle les méandres d’une vie vécue entre la France et l’Espagne sous la protection du Parti communiste. Il navigue entre rencontres fortuites, passages de frontières et sacrifices silencieux. Ce récit éclaire une partie méconnue de l’histoire des exilés politiques espagnols.

1. La première rencontre : de Toulouse à Paris

La mère de Pepita, enceinte, quitte Toulouse avec son grand frère pour rejoindre, à Paris, le père de l’enfant qu’elle attend. Pepita, alors âgée de trois ans, reste chez une voisine âgée. Un jour, un homme vient la chercher, Julián Grimau, mais la petite refuse de partir avec lui.

2. « Tonton », le père adoptif

Domingo Malagón, « Tonton », est le père biologique de son jeune frère. Pepita ne le découvre qu’à l’adolescence, lorsqu’elle intègre les Jeunesses communistes espagnoles. Le secret persiste longtemps, chaque visite de Domingo est ponctuée d’un silence imposé.

3. La clandestinité

Pepita décrit les réunions, les bals, les collectes pour l’Espagne et les missions de passage de documents. « Tonton » travaille dans une « petite chambre » où il fabrique de faux documents, une activité dangereuse mais indispensable à la résistance en Espagne franquiste. Dans les années 1970, Pepita s’installe à Oviedo.

4. Le poids du silence et la libération des récits

Après la mort de Franco, les secrets commencent à émerger. Le fils de Pepita, Édouard, et elle-même racontent les traversées de la frontière, les sacrifices et les douleurs accumulés. Pepita réalise alors que sa mère, malgré les épreuves, a toujours porté, seule, le fardeau de trois enfants sans jamais révéler la vérité.

5. Héritage et mémoire

Le témoignage de Pepita offre une fenêtre intime sur la lutte des exilés Républicains espagnols en France. Il rappelle que les histoires familiales, souvent cachées, constituent le socle d’une mémoire collective indispensable à la compréhension des conflits idéologiques du XXᵉ siècle.

RESSOURCE

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *